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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 18:58
Le futur complexe sidérurgique de Bellara, en Algérie
Le rejet des poluants non traiter ver la mer
Le rejet des poluants non traiter ver la mer

Interview du 12 juin 2015

1-La construction du complexe sidérurgique de Bellara, en Algérie, a démarré. L’usine fabriquera à partir de 2017 de l’acier plat et des aciers spéciaux destinés entre autres à l’industrie du rail en Algérie. Ce projet dénote l'importance que revêt cette industrie dans le développement économique du pays mais à votre avis a-t-on réfléchit sur les risques que peut engendrer ce genre d'industrie sur l'environnement et sur la santé humaine?

La relance des toutes les industries en Algérie est primordial, il ne devrait pas y avoir des industries sélectifs ou favorisés un type d’industrie par rapport à un autre type. La relance de notre économie passe obligatoirement par une industrie forte et diversifier et à forte valeur ajouté donc à rentabilité élever. Bien entendu nous ne devrons pas perdre de vue les risques inhérent à tout type d’industrie, pour cela notre pays à veillez et a mise en place depuis bien longtemps un ensemble de batteries de loi pour prévenir :

L’humain et l’environnement immédiat dans lequel l’un ne peut être dissocié de l’autre. Nous devons insister sur le fait que toutes industries émanent de l’homme, en créant cette dernière, il n’a pas omis de se prémunir des risques immédiat de cette même d’industrie.

Fusion de l’acier avant la coulée

L’Europe en est à sa troisième génération des protections individuelles et environnementales, ces même loi et directive doivent être purement et simplement ajusté et carrément ou encore aisément appliquer chez nous pour la simple raison que nous importons toutes les industries d’Europe ou des états-Unis d’Amériques. Il faut impose les mêmes règles protectrices applique chez eux, qu’il le soit chez nous aussi et savoir adapter l’homme actuel aux industries nouvelles. Directive 2006/42/CE du Parlement européen.

Il est à savoir également qu’aucune industrie ni aucun industriel ne peut être au-dessus des lois existant en Algérie, toute nouvelle installations industrielles classée est soumise à l’obligation des études environnementales entres autres et qui prend en charge tous les aspects de protection lier directement et/ou indirectement au projet.

L’aspect santé humaine et/ou environnemental de ce type d’industrie n’est pas épargné dans les conclusions du rapport et qui de surcroît a été commander à un bureau Européenne. (Bureau d’études espagnol IDOM).

Émanation des gaz toxiques et à effet de serre dans l’industrie sidérurgique.

Pour ce nouveau projet gigantesque que l’Algérie lance pour l’horizon 2017, tout doit être fait et même très bien fait sans aucune omission des règles élémentaires et fondamentale pour que ni les pollutions, ni les risques industriels, ni celles liées étroitement à tous ce qui touche l’environnementale ne soit laisser au hasard et évité de répéter les erreurs commise à El-Hadjar.

2-quelles précautions faut-il prendre à votre avis pour éviter les conséquences de cette industrie sur l'environnement et sur la santé humaine?

Toutes les précautions seront mise à jour dans les études demander entres autres celle de l’impact sur l’environnement, et à travers les conclusions des rapports, des mesures de sécurités, de précautions et d’alertes seront éditées et recommander.

Pour éclaircissement, nous en avons recensé quelques-unes afin de nous permette d’avoir une approche scientifique et technique objective pour pouvoir s’en prémunir, nous pouvons donc énumérer les plus connues ici :

Risques accidentels :

  • Incendie (gazomètres ; dépôts de charbon, oxygène, liquides inflammables…)
  • Toxiques (gaz de haut-fourneau et d’aciérie, ammoniac, acide chlorhydrique…)
  • Explosion (gaz de cokerie, d’aciérie ; poussières combustibles ; contact eau avec matières en fusion ; carbure de calcium…)
  • Pollution atmosphérique (fumées d’incendie)
  • Pollution aqueuse (eaux d’incendie, épandage produits chimiques (eaux ammoniacales, acide chlorhydrique, goudrons, hydrocarbures, métaux…), dépôts de combustibles…)
  • Pollution et contamination des sols

Peut relever de la directive « Européenne Seveso » pour l’emploi de substances toxiques, la fabrication de gaz, le stockage de gaz.

Risques chroniques :

Pollutions de l’air :

  • Envol de poussières des stocks extérieurs de matières premières (charbon et minerai de fer)
  • Unités de fabrication – agglomération, hauts fourneaux et laminoirs - qui émettent des poussières contenant des métaux et en particuliers Pb, Cd et Hg, des polluants tels que les dioxydes de soufre, les dioxydes d’azote, les composés organiques volatiles (dont benzène) et les dioxines. En 2010, les émissions toléré de poussières étaient de l’ordre de 1 kg par tonne d’acier produite. La mise en place de meilleures et nouvelles techniques devrait permettre de limiter les rejets à 0.5kg/t d’ici 2020.
  • Les odeurs.

Préparation de la coulée.

Autres types d’impacts :

  • Pollutions de l’eau : grands débits d’eaux de refroidissement et eaux de traitement de gaz souillés par divers produits chimiques, hydrocarbures et métaux lourds.
  • Les vibrations et les bruits par les dimensions des installations et des activités
  • Santé : impact sur la santé essentiellement dû à l’importance des rejets atmosphériques. Les principaux polluants émis par la sidérurgie ayant un impact sur la santé sont : NOx, SO2, poussières, PCDD/F, Chrome, Plomb, Sélénium, Cadmium, Zinc, Arsenic, Nickel, Antimoine, HAP, Naphtalène, Acétaldéhyde, H2S, HCl, Fluorures, Benzène, Toluène, Xylène, hexane – risque légionellose par la présence d’un grand nombre de TAR de forte puissance.
  • La majorité des circuits dérogent à l’arrêt annuel pour nettoyage et désinfection (outils ne pouvant faire l’objet d’un arrêt annuel assez long).

Début de coulée de l’acier en fusion.

3-quelles sont également les mesures de prévention et de protection à prendre?

Connaitre les risques c’est s’en prémunir et s’en protéger :

Mesures de prévention et protection :

  • La réduction des poussières est obtenue par la captation puis le traitement par des électro filtres, et en final par des filtres à manches. De plus, l’injection de chaux et de charbon actif permet une diminution des quantités de métaux, de dioxines et des dioxydes de soufre que contiennent les poussières. Les émissions diffuses sont maîtrisées par le laquage et le traitement dans la masse des stocks extérieurs.
  • La réduction des émissions de dioxyde de soufre peut être obtenue par la désulfuration des gaz de la cokerie.
  • La réduction de dioxydes d’azote peut être obtenue par la technique de recirculations des fumées.

Mesure préventive du Bruit dans les milieux industriels

  • Pour le bruit, éloignement des habitations et si nécessaire dispositions acoustiques particulières lors de l’implantation et la conception de l’usine.
  • Protection du sous-sol et des nappes, notamment s’il existe des décharges internes recevant des boues de lavage ou des déchets de dépoussiérage de gaz (étanchéification des zones de dépôt).
  • En matière de risques : maintenance préventive ; formation des personnels ; moyens de détection (réseaux de capteurs) et moyens de lutte contre les incendies et explosions ; isolement des installations des zones habitées ; plans d’intervention POI PPI.
  • Surveillance de l’environnement (air, nappes…).

Différents cycles de traitement des aciers.

Actions en cours sur le secteur

Il n’y a pas d’action spécifique au domaine mais il est visé par plusieurs actions transversales de par la taille des installations et des émissions.

Depuis 2007 en Europe, il a été impacté des actions suivantes :

  • Sécurité des établissements SEVESO
  • PPRT (Plans de Prévention des Risques Technologiques)
  • Application de la directive IPPC
  • Bref « Iron and Steel »
  • Maîtrise et réduction des émissions toxiques pour la santé (dioxines, benzène, cadmium, plomb, mercure, CVM)
  • Réduction des émissions de composés organiques volatils
  • Légionellose
  • Quotas CO2
  • Connaissance obligatoire et réduction de l’impact lié au plomb d’origine industrielle dans les sols
  • Recherche et réduction des substances dangereuses dans l’eau.
  • Protection des nappes phréatiques.
  • Traitement des rejets en interne avant de les rejeter à la mer.

4-avec la chute des cours du pétrole et ses conséquences sur notre économie, le gouvernement semble déterminé à utiliser toutes les voix nécessaires pour y faire face et se concentre aujourd'hui sur le développement industriel du pays. Pensez-vous que les décisions prises dans ce sens seront accompagnées de mesures de protection?

Il nous semble que ces discisions ont été sagement réfléchies en haut lieu et qu’ils vont dans le bon sens et à notre avis la recherche et le développement actif de nouvelle énergie hors les hydrocarbures conventionnels et/ou non conventionnels est un passage obligé.

Pour notre pays le développement industriel de l’éolienne et le photovoltaïque s’imposent d’eux-mêmes, nous pourrons même en revendre à l’Europe, à condition qu’une stratégie clair allant dans ce sens, soit imposer en haut lieu à nos investisseurs et que des garanties leurs soient signifier afin de protéger et pérenniser leurs investissements.

Evitons les rejets non contrôlés.

5- vous avez parlé récemment d’une récente révision du nouveau barème des honoraires des experts qui sera, un petit plus pour les experts, d’une part, et ne va pas vider les caisses de l’Etat, d’autre part? Pouvez-vous nous en dire plus sur le sujet et où en est le projet?

Le nouveau barème est en vigueur et est applicable depuis janvier 2014, personnellement j’ai eu une copie à partir de la CNA (je les en remercie vivement au passage) mais ou le mal blesse c’est seulement les expert en automobile qui sont concerné par la révision du barème et non pas l’ensemble des experts qui sont concerné.

A titre illustratif ou d’exemple pour un sinistre sur un véhicule de 10.000,00 DA, les honoraire de l’expert automobile on passe de 800,00 DA à 1.000,00 DA soit une augmentation de 200,00 DA donc une variation de 20%. « Le petit plus pour les expert automobile est vraiment petit et il est sûr que les caisses de l’état ne seront pas vidé ».

Exemple : Pour un chiffre d’affaire de trente et un (31.000,00 DA) mille dinars par mois, il faudrait traiter vingt (20) sinistres de 50.000 DA de valeur de dommages subit par l’assuré, ce qui donne : 20 x 1550 = 31.000,00DA.

L’Expert.

H-ALIKARA

Le futur complexe sidérurgique de Bellara, en Algérie
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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 16:52
Exploitation du gaz non conventionnel (Gaz de Schiste) Mars 2015

Exploitation du gaz non conventionnel (Gaz de Schiste) Mars 2015

le forage horizontale suivie de la fracturation hydraulique 2015

le forage horizontale suivie de la fracturation hydraulique 2015

EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE
EXPLOITATION DU GAZ DE SCHISTE

Dans cet entretien, l’expert industriel Monsieur Hamid Ali Kara explique les différentes techniques pour l’exploitation du gaz de schiste, ainsi que les mesures à prendre pour éviter le risque industriel. Selon lui, le gaz de schiste, c’est pour plus tard, pour les générations futures, dans 20 ou 30 ans. Mais il faut y penser dès maintenant. Evoquant le sujet de la formation sur le management des risques, M. Ali Kara suggère d’inclure de façon stratégique des spécialités auxquelles notre pays est en insuffisance et d’ajouter des modules en management du ou des risques pour les futurs ingénieurs et masters ou même pour les doctorats.

Reporters : L’exploitation du gaz de schiste ne cesse d’alimenter les débats et continue de dominer l’actualité nationale. En tant qu’expert des risques industriels, comment, à votre avis, maîtriser le risque industriel dans l’exploitation du gaz de schiste, aussi bien sur l’homme que sur l’environnement ?


Hamid Ali Kara : Tout d’abord, il faut savoir et informer les citoyens ou encore les parties prenantes dans les débats qu’une exploitation du gaz de schiste se fait actuellement de deux façons, nécessitant des additifs chimiques. La technique de la fracturation hydraulique a été mise au point dans les années 1940 pour « stimuler » des réservoirs de mauvaise qualité. Cette technique consiste à injecter sous de très fortes pressions (plusieurs centaines de bars pour des objectifs situés entre 2 000 et 3 000 mètres de profondeur) un fluide de fracturation composé d’eau, d’agent de soutènement (sable) visant à éviter que les fissures ne se referment et d’additifs chimiques. La fracturation hydraulique est également utilisée dans les forages destinés à la production d’énergie géothermique – c’est la méthode la plus utilisée aux Etats-Unis. C’est la plus onéreuse et la plus néfaste pour l’environnement. Mais deux problèmes se posent, selon les écologistes et les opposants au gaz de schiste. Cette technique de forage consomme entre 10 000 et 20 000 mètres cubes d’eau. Ensuite, l’eau utilisée n’est pas «pure», elle contient de nombreux additifs comme du sable très fin ou des substances pour tuer les bactéries se nourrissant de gaz, etc. Des études montrent que ces substances seraient toxiques. Les écologistes assurent qu’elles peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques. L’exploitation intensive du gaz de schiste par fracturation hydraulique a provoqué des catastrophes écologiques aux Etats-Unis. En Algérie, on ne devrait jamais exploiter le gaz de schiste comme il l’a été fait aux Etats-Unis. En Europe, ce type d’exploitation est tout simplement interdit depuis 2011.

L’autre technique, c’est le forage horizontal, développé dès les années 1970. Elle permet de traverser la couche argileuse contenant du gaz sur une grande distance de 1 à 2 kilomètres pour la partie horizontale du forage. Elle remplace le forage de plusieurs puits verticaux et augmente le volume de drainage du puits. Afin d’améliorer la productivité du puits et de rendre la production de gaz – principalement méthane – économiquement rentable, il est aussi indispensable de réaliser une fracturation hydraulique. Aussi, pour l’exploitation du gaz de schiste, les additifs chimiques représentent environ 0,5 % des liquides de fracturation – le reste est de l’eau à plus de 90 % et du sable. On va retrouver des gélifiants permettant de mieux transporter le sable en suspension, des produits facilitant le passage de l’eau et du sable, par exemple en réduisant la tension superficielle de l’eau, des produits visant à prévenir les émulsions (eau et huile), des inhibiteurs de corrosion ou encore des antibactériens. Une partie du savoir-faire des exploitants repose sur la composition de ces additifs (composition maintenue secrète, car aux Etats-Unis, la réglementation n’impose pas de rendre publique la liste des produits chimiques utilisés). Ces additifs sont riches en sels corrosifs et en produits cancérigènes. Il est très important, et il faut le souligner, que le bilan carbone des forages de gaz de schiste est très négatif, surtout si l’on prend en compte non seulement le CO² issu du gaz extrait, mais aussi de la quantité de méthane – méthane CH4 – qui fuit vers l’atmosphère lors de l’extraction, qui est très néfaste pour la couche d’ozone.

Mais qu’en est-il des risques réels sur la santé humaine et environnementale ?


Je reviens ici à votre question sur les risques industriels et les risques associés à la production des gaz de schiste, qui doivent être correctement contrôlés. Pour notre cas, ils sont doubles : pollution des sols et des nappes phréatiques et risque sismique. Ce sont les risques classiques auxquels sont confrontés quotidiennement, depuis plus d’un siècle, les techniciens des métiers de l’extraction du pétrole et du gaz. Cependant, ces risques, en se rapprochant des zones habitées, prennent, avec les gaz non conventionnels, une dimension particulièrement sensible. La contamination des nappes d’eau potable peut être provoquée par la perte de contrôle des fluides de fracturation (en profondeur, le long du puits ou en surface où ils sont stockés), par le gaz lui-même, d’autres constituants (organiques ou minéraux) provenant du sous-sol et éventuellement par les produits chimiques utilisés. Pour éviter cette pollution, les tubes en acier destinés à conduire les fluides et les gaz sont cimentés sur les premières centaines de mètres du puits, là où les nappes phréatiques peuvent être traversées par le forage vertical.

Dans la partie de fracturation horizontale, des technologies géophysiques permettent de suivre en temps réel la propagation des fractures et de détecter la présence éventuelle de failles. La fracturation hydraulique nécessite ponctuellement une grande quantité d’eau, ce qui peut aussi générer des conflits d’usage important et grave dans le Sud algérien. Pour réunir les micro-poches en une unique poche de gaz, un explosif est détonné pour créer des brèches : c’est un petit tremblement de terre. Selon le Centre britannique des tremblements de terre, il existe un lien démontré entre fracturation hydraulique et tremblements de terre. Une société d’exploration dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne, en juin 2011, a dû interrompre ses travaux en raison de plusieurs séismes de magnitude 1,5 à 2,3 sur l’échelle de Richter. Des incertitudes existent concernant l’importance du risque sismique induit dû aux pressions élevées du terrain et sous l’effet d’une pression hydraulique plus importante, couplées à des profondeurs et aux comportements en profondeur des fluides de fracturation. Les forages induisent des remontées de métaux lourds ou fluides, conduisant à des toxicologies (santé humaine) et éco-toxicologies (écosystèmes) : mercure, acides, sulfures d’hydrogène… Particules et fluides (liquides, gaz) remontés lors du forage et avec le gaz et les condensats.

La ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Mme Dalila Bou djemââ, a rassuré que l’exploitation du gaz de schiste, qui fait débat en Algérie, se fera avec de nouvelles technologies qui seront sans danger pour l’environnement. Est-ce possible à votre avis ?


De façon très objective et sans prise de position dans les débats, nous pouvons dès à présent dire que le gaz de schiste, c’est pour plus tard, pour les générations futures, dans 20 ou 30 ans, mais il faut y penser dès maintenant. De nouvelles technologies, oui c’est bien, mais ce ne sera sûrement pas pour demain, car aujourd’hui il n’y a pas d’autre nouvelle technologie dans l’exploitation du gaz de schiste. Notre pays est actuellement au stade des études préliminaires. Une fois les études de faisabilité terminées, l’entrée en exploitation des sites devra être effective pour deux bonnes raisons. L’Algérie est aujourd’hui à la croisée des chemins, elle doit faire un choix dans le domaine de l’exploration et l’exploitation des énergies nouvelles tant pour ses besoins internes que pour maintenir ses exportations, le besoin vital pour l’effort de développement de notre pays. Les réserves des ressources fossiles conventionnelles qui ont constitué jusqu’à présent l’essentiel des besoins internes et des revenus s’épuiseront à court ou à moyen terme, dans les 15 à 30 ans si ce n’est pas plus tôt.

Le développement des énergies renouvelables comme source alternative est une priorité, et la maîtrise d’énergie constituerait un renfort. Le gaz dit « non conventionnel » peut assurer la transition énergétique, nécessairement pour une durée assez longue, avant l’avènement technologique et économique des énergies renouvelables. Ce choix, engageant l’avenir du pays en matière d’énergie, ne devrait pas constituer une aventure qui mettrait en péril les générations futures et même les générations actuelles. La participation de la communauté intellectuelle, des experts en environnement, avec les acteurs du développement durable est plus que nécessaire. Le souci du devenir de notre pays doit l’emporter sur « l’irréflexion tactique ou stratégique » qui consiste à consommer sans aucune retenue les richesses et compromettre le devenir des générations futures. Chez nous, il y a deux tendances bien distinctes les anti et les pro-gaz de schiste. Le principal argument invoqué par les anti gaz de schiste est l’impact potentiel sur l’environnement en raison de son mode d’extraction, la fracturation hydraulique. Cette technologie, la seule qui permette aujourd’hui d’extraire pétrole et gaz de schiste, est devenue l’objet de toutes les peurs. Cette technique est pourtant pratiquée par l’industrie pétrolière depuis la fin des années 1940. On lui reproche l’immense quantité d’eau nécessaire de 10 000 à 15 000 m³ par puits – l’équivalent de 4 piscines olympiques - mais aussi les risques de pollution des nappes phréatiques et des rivières. Ou encore le nombre important de puits nécessaires et leur impact sur les paysages. A cela, il faut ajouter le manque de transparence sur les ajouts et additifs chimiques utilisés. Enfin, nous terminerons sur les coûts des installations, des investissements à réaliser, qui restent malgré tout vraiment disproportionnés pour le rendement qu’il devra donner. Nous devrons payer le transfert technologique à l’étranger. Plusieurs études publiées par la Commission européenne remettent en cause l’exploitation des gaz de schiste. Le rapport publié par la Direction générale de l’environnement de la Commission européenne montre que son exploitation s’avère plus polluante que l’exploitation avec les méthodes traditionnelles. Et selon le rapport du Centre de recherche commun (JRC), qui a planché sur la sécurité énergétique européenne, l’exploitation des gaz non conventionnels ne procurerait pas à l’Europe l’indépendance en gaz naturel. Une étude américaine a également récemment révélé une contamination des puits d’eau potable à proximité de sites de forage de gaz de schiste aux États-Unis. Pour les pro-gaz de schiste, leur exploitation ouvre des perspectives économiques immenses, en termes d’emplois et d’impact sur les prix de l’énergie notamment. Les emplois potentiels : le secteur des hydrocarbures non conventionnels est un grand générateur d’emplois. Un organisme spécialisé dans la prédiction économique, IHS Global Insight, rapporte que le développement des gaz de schiste aux Etats-Unis a contribué à la création en 2010 de 600 000 emplois directs, indirects et induits, et devrait générer quelque 80 000 emplois à l’horizon 2015. En Algérie, on peut estimer à environ 50 000 le nombre de création d’emplois pour ce secteur. Une moindre dépendance énergétique : d’après l’Agence américaine d’informations énergétiques (EIA), l’Algérie recèlerait pas moins de 200 000 milliards de mètres cubes de réserves, d’où seuls 19 800 milliards m³ sont récupérables en gaz de schiste. L’Algérie est ainsi propulsée à la 3e place mondiale par ses réserves de gaz de schiste, devancée par la Chine avec des réserves de 31 220 milliards m³ et de l’Argentine avec 22 500 milliards m³. Aussi, une baisse des prix de l’énergie : la production de gaz de schiste a été multipliée par douze sur le sol américain depuis 2000. L’exploitation des gaz de schiste aux Etats-Unis a entraîné un effondrement des prix et offert aux industriels un gaz trois à quatre fois moins cher qu’en Europe. Conséquence : l’Amérique regagne une part de compétitivité importante.

Sachant qu’à l’approche de la fin du pétrole, l’exploitation du gaz de schiste est indispensable pour l’économie du pays. Ne pensez-vous pas qu’il est temps de développer le management des risques en multipliant les instituts de formation dans ce sens ?


A travers l’ensemble du territoire national, des instituts existent et sont déjà là pour recevoir les étudiants. Ce qu’il faudrait, c’est plutôt d’inclure de façon stratégique des spécialités auxquelles notre pays est en insuffisance et d’ajouter des modules en management du ou des risques, pour les futurs ingénieurs et masters ou même pour les doctorats. Pour ce faire, il serait plus judicieux de faire appel à des experts algériens pour donner un tant soit peu de leurs connaissances aux enfants de ce pays.

Quelle est la relation entre la question du risque industriel et celle du développement durable ?
Les projets industriels et les stratégies quinquennales qui en découlent ont vocation à s’établir sur une longue durée. Mais pour ce faire, l’industrie doit se préoccuper de plus en plus de la préservation de son environnement immédiat. Car, d’un côté, on ne peut pas vivre durablement et sainement avec du bruit, des odeurs déplaisantes, un paysage dégradé, des sources de pollution altérant la santé et la nature et la sensation du danger ; et, de l’autre, l’industrie ne peut pas continuer à ignorer «son environnement» au sens d’entourage, à défaut bien entendu de l’environnement qui fonctionne à un autre niveau d’échelle. C’est-à-dire un territoire en tant qu’espace peuplé, sociabilisé et «écologiste» qui ne soit pas seulement un pourvoyeur d’externalités, un support d’activité, mais un territoire actif dans une approche systémique du problème.ob_c08965_02.jpg

S’interroger sur la façon de prendre en compte le risque dans une démarche de développement durable revient en somme à se poser la question du comment vivre durablement l’un à côté de l’autre sur un espace limité. Les rapports se posent donc en termes de proximité et de voisinage, ce qui est une manière de spatialiser le concept. L’enjeu est d’assurer à la fois la pérennité de l’industrie et son acceptabilité sociale. Dès lors, on peut s’interroger sur la visibilité du risque dans la mise en place des actions d’un agenda programmé dans le temps. N’est-il pas noyé dans un ensemble flou, consensuel, à durabilité d’autant plus faible qu’on a réduit le niveau d’échelle (du global au local), alors que le risque est par nature conflictuel ? Nous examinerons en première partie comment une nouvelle approche de la gestion des risques, qui prend en compte le territoire vulnérable et ses enjeux, permet d’envisager réellement le problème sous cet angle. Nous analyserons ensuite les stratégies industrielles en matière de gestion de l’environnement, des risques et du développement durable pour, en troisième lieu, se pencher sur les processus d’inscription du développement durable dans un territoire industriel « à risque », au travers de la mise en place de l’agenda applicable.

Quels sont, à votre avis, les pays qu’il faut prendre comme modèle pour maîtriser le risque industriel en Algérie ?


Nul pays ne peut être à l’abri d’un incident ou même d’un accident à haut risque industriel. Même si les pays que nous allons citer ont subi des incidents, nous pouvons dire qu’ils ont mis les moyens matériels avec les instruments inhérents (mise en place des procédures préventives, de formation en management des risques, de mesures de réduction des risques, etc.) à la prise en charge des risques industriels et, par voie de conséquence, ont réduit de façon très appréciée les risques. Donc à titre d’exemple, il y a la Grande-Bretagne, l’Allemagne et même le Japon.

L'exploitation du gaz de schiste 2015

L'exploitation du gaz de schiste 2015

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 00:00


 

 
 
Un classement des risques climatiques place le Sud en première ligne
Un classement des risques climatiques présenté jeudi à Poznań place les pays les plus démunis en tête d'un palmarès peu enviable, ses auteurs plaidant pour l'intégration de systèmes de prévention et d'assurances au futur accord de Copenhague de lutte contre le changement climatique.
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En 2007, Bangladesh, Corée du Nord et Nicaragua ont été les pays les plus touchés par les catastrophes naturelles, d'après le classement réalisé par l'institut Germanwatch à partir de données fournies par le FMI et Munich Re, le numéro un mondial de la réassurance.
"Avec le cyclone Sidr, le Bangladesh a cumulé à la fois le nombre le plus élevé de tués (4.700), de morts pour 100.000 habitants (2,98) et de pertes économiques (10 milliards de dollars)", explique Sven Harmeling, expert en questions climatiques de Germanwatch.
La même année, la Corée du Nord a subi de violentes inondations et Oman son pire cyclone en 60 ans. Suivent le Pakistan, la Bolivie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Vietnam.
"Le Bangladesh, comme le Nicaragua ou le Vietnam, sont pratiquement chaque année frappés par des cyclones, mais c'est leur situation socio-économique qui les rend particulièrement vulnérables", reprend M. Harmeling.
Si l'Afrique ne figure pas dans ce classement, malgré "les nombreuses anomalies climatiques enregistrées ces dernières années", c'est en raison du manque de données disponibles, dit-il.
"Ces anomalies n'ont pas causé tant de morts, mais des millions de personnes ont été affectées, malades ou déplacées : or, ce sont celles-ci que nous ne savons pas encore comptabiliser".
Rien que les inondations ont touché 1,5 million de personnes.
D'une manière générale, insiste Germanwatch, ce sont les pays du sud, ceux où la croissance démographique sera la plus forte dans les prochaines décennies, qui sont les plus exposés.
"Les statistiques de ce classement, nos équipes les éprouvent quotidiennement sur le terrain, avec une augmentation des catastrophes naturelles de moyenne et basse intensités, celles qui passent sous l'écran radar des médias", indique également Maarten Van Aalst, expert aux Croix rouge et Croissant Rouge.
"Il est indispensable de réfléchir pour ces populations à un mécanisme d'assurances, afin d'indemniser les pertes humaines et économiques" insiste-t-il, soulignant que ce palmarès tombe à pic, puisque les délégués de près de 190 pays sont à Poznań jusqu'au 12 décembre pour rédiger le futur accord climatique, qu'ils devront adopter en décembre 2009 à Copenhague.
Les discussions doivent "se concentrer sur deux piliers, prévention et assurance des risques pour ceux qui ne peuvent se couvrir", complète Christophe Bals, directeur de Germanwatch, suggérant que les pays les plus riches puissent financer la couverture des plus démunis en alimentant un fonds de solidarité créé à cet effet.
"Un dollar de perte au Bangladesh n'a pas la même signification qu'un dollar perdu aux Etats-Unis".
Munich Re, par le biais de sa Munich Climate Insurance Initiative (MCII), évalue les pertes mondiales dues aux aléas climatiques à 100 milliards de dollars/an. Elle estime qu'il en coûterait 10 milliards de dollars par an pour assurer (7 milliards) et prévenir (3 milliards pour la réduction des risques et l'adaptation).
Jeudi matin, au cours d'un atelier de travail, la Chine a réclamé que figurent dans le futur accord post-2012 (après Kyoto) "la reconnaissance du fait que les pays en développement souffrent déjà du changement climatique, et un mécanisme de réduction et de gestion des risques", avec un "financement adéquat et le soutien technologique des pays industrialisés".
 

 

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 00:00

 

 

Objectif principal du  REACH:

 

 

 

 

 

Ce nouveau règlement européen (entrée en vigueur en 2007) a pour objectif d’offrir une meilleure protection vis-à-vis des produits chimiques pour l’homme et pour l’environnement. En bref, il s’agit de :

 *  Protéger la santé humaine et l’environnement, notamment concernant les substances " préoccupantes " (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques, persistantes, bio-accumulables...)

 *  Compléter les données sur les dangers des substances et mieux identifier et maîtriser les risques sur la base d’une évaluation des risques tout au long du cycle de vie de la substance

 *  Stimuler l’innovation et maintenir la position concurrentielle de l’industrie chimique

 *  Limiter les essais sur vertébrés et promouvoir des essais alternatifs à l’expérimentation animale.

 

 REACH, son fonctionnement :

 

 

Reach prévoit quatre (04) actions majeures,  

  1. L’enregistrement de toutes les substances produites ou importées dans l’Union Européenne à plus de 1 tonne par an, avec dépôt d’un dossier auprès de l’Agence Européenne des Produits Chimiques. Le système prévoit une phase de pré-enregistrement de l’ensemble des substances existantes (identifiées par le terme " phase-in " sous Reach) produites ou importées à plus de 1 tonne par an, dans les 12 à 18 mois après l’entrée en vigueur du règlement. Cette phase sera suivie d’un enregistrement obligatoire de ces substances avec transmission d’un dossier à l’Agence Européenne basée à Helsinki. L’enregistrement des substances " phase-in " s’effectuera en fonction de leur tonnage dans un délai de 3, 6 ou 11 ans, tandis que cet enregistrement sera d’application directe pour les substances " non phase-in " (substances mises la première fois sur le marché après l'entrée en vigueur de Reach) après l’entrée en vigueur du texte.  
  2. L’évaluation des dossiers par l’Agence (évaluation des propositions d’essais et évaluation de la conformité des dossiers) et l’évaluation des substances par les Autorités Compétentes (Acs) des Etats membres. Les substances soumises à évaluation sont définies en fonction de critères de priorités fixés par l’Agence en lien avec les ACs, et listées sur un plan d’action continu.  
  3. L’autorisation des substances dites " préoccupantes " telles que : les cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction (CMR) ; les substances persistantes bio-accumulables et toxiques (PBT) ; les substances très persistantes et très bio-accumulables (vPvB) ; et toute autre substance, de niveau de préoccupation équivalent, identifiée comme pouvant avoir des effets graves sur la santé humaine et/ou l’environnement, comme par exemple les perturbateurs endocriniens. Les autorisations d’utilisations sont octroyées par la Commission Européenne d’après dossier.  
  4. La restriction, qui tient lieu de filet de sécurité du système, par laquelle la Commission peut interdire certaines utilisations pour lesquelles des risques graves pour la santé ou l’environnement sont identifiés.  

La dernière version du texte officielle date de juin 2006. http://register.consilium.europa.eu/

 

Son entrée en vigueur est prévue pour le premier semestre 2007.

 

Pour plus de détails sur le règlement, les procédures, et les rôles de chacun des acteurs du système, consulter le site Internet du ministère chargé de l'écologie http://www.ecologie.gouv.fr/ puis
> risques et Pollutions> Produits chimiques> Reach.

 

 

 

 

REACH, sa phase préparatoire :

 

Différents acteurs interviennent dans la phase préparatoire devant se terminer au cours de l’année 2007. Notamment les Acs, (des groupes de travail de la Commission Européenne) et les parties prenantes de différents projets en " périphérie " du cadre réglementaire tels que les projets RIPs, ou des actions volontaires tels que les projets SPORT ou PRODUCE.

Source INERIS

 

 

 

 

 

SPORT & PRODUCE : Strategic Partnership On REACH Testing & Piloting REACH On Downstream Use and Communication in Europe

 

Les projets SPORT et PRODUCE correspondent à des études d’impact volontaires mixtes qui ont pour but d’identifier les problèmes de fonctionnement de Reach et les solutions possibles. L’Industrie et des organismes gouvernementaux sont impliqués dans ces projets.

 

SPORT : projet à l’initiative de l’industrie chimique ayant testé la façon dont les phases de pré-enregistrement, d’enregistrement et d’évaluation des dossiers de Reach peuvent fonctionner en pratique, sur des exemples de la vie réelle. Les " tests " ou " études pilotes " ont eu lieu parallèlement aux négociations sur le projet de règlement. Ils ont visé à identifier des problèmes, mesurer l’applicabilité et les coûts d’application de Reach sur 9 dossiers. Les conclusions majeures au niveau européen mais aussi au niveau français sont :

 *  la nécessité de développer un format unique pour les dossiers d’enregistrement (RIP2)

*  la nécessité de développer des guides techniques pour les industriels, notamment pour réaliser le rapport sur la sécurité chimique (RIP 3.2) mais aussi pour fournir les informations requises et la justification de leurs adaptations de manière adéquate (utilisation QSAR, Read-across, etc. RIP3.3).Des guides techniques pour les autorités compétentes sont également indispensables (RIP 4.1).

   la nécessité de clarifier la signification d’un certain nombre de points du texte réglementaire et de faire des modifications.

 Un rapport final de l’exercice SPORT est disponible sur le site de l’ECB http://ecb.jrc.it/DOCUMENTS/REACH/

PRODUCE : réalisé par un second partenariat stratégique de la Commission, formé de 3 Direction Générales de la Commission, 4 Etats-membres ainsi que de fournisseurs/producteurs/importateurs et d’utilisateurs de produits chimiques. Ce projet est complémentaire de SPORT et vise plus particulièrement les aspects " utilisateurs aval " et la communication de l’information le long de la chaîne d’approvisionnements.

 

De nombreux documents de synthèse sont disponibles sur le site dédié au projet : http://www.producepartnership.be/

EUROSTAT : Baseline study REACH

Projet en appui aux services statistiques de la Commission Européenne (Eurostat) afin de réaliser une étude de base ("Baseline study Reach ") permettant d’identifier l’incidence et le type de problèmes de santé et de dommages environnementaux provoqués par les substances chimiques. Les indicateurs ainsi développés seront utilisés dans l’évaluation rétrospective de Reach.

Source INERIS

 

 

REACH, son lien avec le SGH (Système Général Harmonisé)

Actuellement, de nombreux pays hors UE possèdent des systèmes différents de classification et d’étiquetage des produits chimiques dangereux.

 Une initiative internationale, afin d’élaborer un système général harmonisé unique à partir de critères communs et uniformes pour le classement des produits chimiques - selon les dangers qu'ils présentent pour la santé, le matériel et l'environnement - a été mise en place au niveau des Nations Unies (ONU).

 Après plus de 10 ans de travail, en 2003, le Système Général Harmonisé (SGH) renvoyant à l'utilisation d'une méthode commune de classification et d'étiquetage des produits chimiques dangereux a été adopté par le Conseil Economique et Social de l’ONU. Le document sur le SGH ou livre mauve est disponible sur son site Internet : http://www.unece.org/trans/danger/publi/ghs/ghs_wel come_f.htm

 Les avantages d’un tel système sont nombreux comme par exemple:

  •  *  faciliter les échanges internationaux
  •  *  réduire les coûts
  •  *  fournir une information de meilleure qualité et plus cohérente sur les dangers
  •  *  encourager le transport, la manipulation et l'utilisation sécuritaires des produits chimiques
  •  *  favoriser de meilleures interventions d'urgence lors des incidents avec produits chimiques.

Comparaison système actuel - SGH

  

 Le système actuel est composé de 3 instruments légaux :

  

1.     La directive substances dangereuses (67/548/CEE) ;

  

2.     La directive préparations dangereuses (1999/45/CEE) ;

3.     La directive Fiche de Données de Sécurité -FDS- (91/155/CEE).  

Ces Directives sont très liées. Le système a été développé il y a plus de 40 ans, avec des FDS qui doivent permettre d’assurer une information et une protection suffisante pour des usages sûrs des produits chimiques par les professionnels. Ces prescriptions seront bientôt transférées dans le projet de règlement Reach (voir plus loin).

 Le systèm européen actuel et le SGH sont similaires conceptuellement, et couvrent de mêmes éléments : classification, emballage, et communication des dangers y compris l’étiquetage et les FDS. Certains des critères de classification seront tout de même changés avec le nouveau système.

Le SGH regroupe trois grands types de dangers, formant des classes, elles mêmes divisées en différentes catégories (ou niveau de danger par classe) :

 

*  1. les dangers physiques

 * 
- matières et objets explosibles 
- gaz inflammables, comburants, sous pression
- aérosols
- liquides et solides inflammables 
- matières auto-réactives
- liquides et solides pyrophoriques
- matières auto-échauffantes 
- matières qui, au contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables
- liquides et solides comburants
- peroxydes organiques
- matières corrosives pour les métaux.

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 00:00

Poznań L’après Kyoto.

 

 

 

 

La communauté internationale à Poznań

 

 

 

 

Alors que la communauté internationale réfléchit depuis hier à Poznań des moyens de limiter le réchauffement climatique, les émissions de Co2 atteignent un record absolu ! La chronique environnement de Christian Buchet.

 

 

Alors que la communauté internationale réfléchit depuis hier à Poznań des moyens de limiter le réchauffement climatique, les émissions de Co2 atteignent un record absolu ! Il est vraiment important de parvenir à un accord. On parle toujours de réduction des émissions de Co2 mais jamais les émissions au niveau de la planète n'ont été aussi élevées Les émissions des 40 pays les plus industrialisés qui avaient baissées sur la décennie 1990-2000 se sont mis à augmenter de 2,6% en moyenne depuis 2000. La faute certes aux pays de l'Europe de l'Est qui ont connu une forte croissance économique, mais cela n'explique pas tout. Certains pays de l'UE, pourtant signataires du protocole de Kyoto, ont complètement dérapés. C'est le cas de l'Espagne, + 53% d'émissions depuis 1990, du Portugal, +42,8%, de l'Irlande, +26,3%. La France a réussi à baisser ses émissions de près de 2% c'est bien mais nettement moins bien que l'Allemagne qui est parvenu à les réduire de 18,4% et la Grande Bretagne de 15%.

 

 

C'est donc au total mal parti pour respecter les engagements pris à Kyoto.

Il s'agit donc à Poznań d'être à la fois plus pragmatique et efficace. Prendre des engagements ne suffit pas, ils doivent être respectés ! Et les efforts devront porter en tout premier lieu sur les transports ce sont eux qui ont vu leurs émissions le plus augmenter, une augmentation de plus de 25%. Un sacré défi quand on songe que d'ici 2020 les transports routiers devraient augmenter de 50% et le transport aérien connaître une augmentation de passagers de 105%. La communauté scientifique s'est exprimée d'une seule voix, aux politiques à commencer par les politiques américains, canadiens, polonais de prendre maintenant leur responsabilité.

 

 

 

 

Plan climat UE: accord sur l'objectif de 20% de renouvelables d'ici 2020

 

Les gouvernements de l'UE et les eurodéputés ont donné leur accord final mardi à une loi obligeant les Européens à inclure 20% d'énergies renouvelables dans leur consommation énergétique d'ici 2020, un des volets clé du plan climat européen, selon deux négociateurs.

 

 

Chacun des 27 pays de l'UE devra atteindre un objectif national, en détaillant un plan d'attaque les obligeant à investir dans des énergies encore onéreuses, telles que l'éolien, le solaire, l'hydraulique.

 

 

Ce texte complexe encadre plus strictement l'utilisation désormais controversée des biocarburants en les assujettissant à des critères environnementaux très précis.

 

 

Les biocarburants et l'électricité "renouvelable" devront composer 10% de la consommation des transports de l'UE en 2020. Cet objectif pourra être partiellement atteint grâce à des voitures et à des trains roulant avec une électricité "verte".

 

 

Le projet de directive sur les renouvelables fait partie du plan européen de lutte contre le changement climatique destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020, qui sera au centre des discussions du sommet européen de jeudi et vendredi.

 

 

Le rapporteur parlementaire du texte, l'eurodéputé Vert luxembourgeois Claude Turmes, s'est réjoui de l'accord politique trouvé mardi "qui va faire une vraie différence et donner une sécurité aux investissements réalisés dans les énergies renouvelables".

 

 

La présidence française de l'UE, qui menait la négociation finale mardi avec le Parlement au nom des Etats membres, a également confirmé l'accord.

 

 

Le projet prévoit que plusieurs pays pourront s'associer sur des projets communs d'infrastructures d'énergies renouvelables.

 

 

Un investissement italien réalisé en Allemagne par exemple, ou même en dehors de l'UE, sur un parc d'éoliennes pourra rapporter des kilowattheures (kwh) "verts" qui iront dans l'objectif national de renouvelables imposé à l'Italie.

 

 

Rome a exigé une révision de ce mécanisme de coopération à mi-chemin, en 2014. Cette revendication, à laquelle s'opposaient plusieurs pays européens ainsi que le Parlement, constituait la dernière pierre d'achoppement pour conclure un accord.

 

 

Le Parlement et les Etats européens ont finalement accepté la révision, à condition qu'elle ne remette pas tout le projet de loi sur la table de négociation en 2014.

 

 

La révision ne pourra déboucher que sur des "ajustements", stipule désormais le texte, s'est félicité mardi M. Turmes.

 

 

Elle ne permettra pas non plus de modifications des objectifs nationaux sur les renouvelables et ne mettra pas en danger les systèmes nationaux existants visant à soutenir financièrement leur développement, a-t-il souligné.

 

 

L'eurodéputé a estimé que l'Italie avait essayé de "faire de la surenchère" sur ce texte pour mieux négocier les autres composantes du plan climatique européen, notamment celle visant à faire payer aux industriels chaque tonne de CO2 émise à partir de 2013.

 

 

La veille, les ministres européens en charge de l'Energie avaient déjà donné leur accord politique au compromis final.

 

 

Le ministre italien du développement économique, Claudio Scajola, s'était dit satisfait lundi "d'avoir fait passer la clause de révision". L'Italie s'est vu assigner comme objectif national une consommation de 17% de renouvelables d'ici 2020, un effort conséquent qu'elle compte en partie réaliser via des investissements dans le bassin méditerranéen.

 

 

 

 

 

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 00:00

A tous,

 

 

 

 

Ce mail n’est pas un canular !! Prenez-le très au sérieux !!

 

 

 

Avant tout, merci à vous de bien vouloir prendre le temps de lire le fichier attaché jusqu'au bout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y va de la survie  des PME et PMI qui s'approvisionnent en produits chimiques à partir de l'Union Européenne.

 

 

 

 

 

 

 

En résumé, le problème est le suivant :

 

 

 

L'Union Européenne a mise en place depuis janvier 2007 un règlement appelé « REACH » qui régie la circulation de toutes substances chimiques dans l'espace UE.

 

 

 

A ce titre, depuis juin 2008 et ce, jusqu'au 1er décembre 2008, toutes les entreprises basées dans l'Union Européenne ont l'obligation de préenregistrer leurs substances, préparations et produits chimiques auprès de l'agence chargée de la régulation « ECHA » basée en Finlande à Helsinki. Le lien de cette agence vous est fourni ci-dessous.

 

 

 

-          Liste des substances préenregistrées (publiée par ECHA sur son site internet à partir du 1 Janvier 2009) ECHA : http://echa.europa.eu

 

 

 

 Les implications pour les entreprises algériennes sont les suivantes :

 

 

 

 Toute entreprise exportant vers l'UE des substances chimiques ou des préparations ont l'obligation de désigner un représentant exclusif basé dans l'UE pour effectuer un pré-enregistrement qui devra intervenir au plus tard le 1er décembre 2008 ou prendre attache avec leurs propres clients basés en UE pour savoir si ces derniers ont procédé à l'enregistrement des produits en question.

 

 

 

 Le pré-enregistrement est gratuit et peut se faire directement sur le site dont le lien figure ci-dessus. Ce pré-enregistrement évitera aux entreprises dans un premier temps de se voir refuser l'accès à leurs produits dans la zone UE.

 

 

 

 Il est demandé à vous, bureaux de conseil, associations, opérateurs économiques, institutions publiques?.. de vous rapprocher des entreprises de votre entourage, de votre connaissance, de votre portefeuille pour les inciter à procéder à ce fameux pré-enregistrement.

 

 

 

 Merci d'avance pour votre précieuse collaboration . N'hésitez surtout pas à diffuser ce message à tous ceux qui pourraient être concernés par cette nouvelle réglementation.

 

 

                                                                                                                       L'EXPERT  

 

 

 

 

 

 A lire jusqu'au bout, Merci

    DOCUMENT DU ECHA  

Le nouveau règlement européen REACH (Enregistrement, Evaluation et Autorisation des Substances Chimiques) est entré en vigueur le 1 juin 2007. Elle concerne tous les fabricants de produits chimiques (à partir d?une tonne par an), mais aussi les exportateurs et importateurs. Le 1er juin 2008 marque une nouvelle étape décisive pour de nombreuses entreprises, chaque producteur ou importateur d?une substance chimique dans un volume d'une tonne ou plus disposera de six mois pour pré enregistrer cette substance, de manière électronique, auprès de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), située à Helsinki/Finlande.

 

Le fondement de REACH :

Article 1, §3 : «Le présent règlement est fondé sur le principe qu'il incombe aux fabricants, importateurs et utilisateurs en aval de veiller à fabriquer, mettre sur le marché ou utiliser des substances qui n'ont pas d'effets nocifs pour la santé humaine ou l'environnement. Ses dispositions reposent sur le principe de précaution. »   

REACH : Champ d'application

REACH couvre les substances tel quelles, contenues dans des produits ou des articles : 

 

 -          «  substance » : un élément chimique et ses composés à l'état naturel ou obtenus par un processus de fabrication, y compris tout additif nécessaire pour en préserver la stabilité et toute impureté résultant du processus mis en oeuvre, mais à l'exclusion de tout solvant qui peut être séparé sans affecter la stabilité de la substance ou modifier sa composition

-          « préparation » : un mélange ou une solution composés de deux substances ou plus;

-          « article » : un objet auquel sont donnés, au cours du processus de fabrication, une forme, une surface ou un dessin particuliers qui sont plus déterminants pour sa fonction que sa composition chimique

 Exemptions :

 -      Substances radioactives

 -      Substances soumises à un contrôle douanier dans des conditions définies

 -      Substances en transit dans UE

 -      Intermédiaires de synthèse non isolés

 -      Déchets

 -      Transport de substances

 -      Défense nationale

 -      R&D

 

 

 Pré-Enregistrement

 

  1. Objectif :

     

Permet de bénéficier du régime transitoire avec délais d'enregistrement pour les substances bénéficiant d'un régime transitoire (« substances existantes », autrement appelées « phase-in ») y compris les intermédiaires, fabriqués ou importés à 1t ou plus par an et par déclarant

 

  1. Données à fournir

Nom de la substance, n°EINECS / CAS ou autre code

Nom et adresse du déclarant, ainsi que le nom de la personne à contacter et, le cas échéant, le nom et l'adresse de la personne le représentant.

 Délai envisagé pour l'enregistrement et la fourchette de quantité  

 Nom de la ou des substances, n°EINECS / CAS  pour lesquelles des informations sont disponibles?  

 

  1. à transmettre à ECHA par le déclarant dans la période de 12 à 18 mois après l'entrée en vigueur du règlement.  

REACH sera pleinement opérationnel dès la fin du premier semestre 2008 et aura un impact direct sur de nombreux secteurs industriels, producteurs, importateurs ou exportateurs de produits Chimiques envers l'Union Européenne. Passé le 1er décembre2008, toutes les substances non préenregistrées devront être soit enregistrées immédiatement avec l'ensemble des informations prévues soient retirées du marché.

  

REACH et les pays non-EU

 

 

 Ø  Le nouveau règlement REACH se situe dans un contexte européen.

Ø  Il est avant tout un règlement européen et destiné aux entreprises européennes.

Ø  Il est obligatoire pour les fabricants, importateurs, distributeurs et utilisateurs en aval de substances chimiques en Europe.

Donc Pas d'obligation pour les pays non-européens

 

 

Qui est concerné ?

 

Ø  Producteurs et distributeurs non-européens qui exportent vers l'Europe

 -          des substances

 -          des préparations

 -          des substances ou préparations en containers (p.ex. cartouches d'encre)

-          des articles contenant des substances qui sont libérées intentionnellement (p.ex. des encenses)

-          des substances préoccupantes (liste publiée en automne 2008)

 

Ø  Importateurs qui importent des pays européens

  

Les enjeux pour les exportateurs :

 

Ø  votre client n'a pas préenregistré votre substance ?

 

 

             Ä Interdiction sur le marché européen à partir du 1/12/2008

 

Ø  votre client a bien préenregistré votre substance ?

 

            Ä Vous pouvez continuer à exporter, mais

 

            - vous devrez vous préparer à fournir des informations

 

            - éventuellement participer aux FEIS (SIEF)

 

            - éventuellement réaliser les tests

 

            - vous préparer que la substance disparaîtra du marché plus tard

 

Ø  augmentation des coûts

 

 

  Ø  augmentation des prix

 

Ä Concurrence accrue avec les fournisseurs européens et non-européens !

 

 

pour les importateurs :

 

 

Ø  Risque de disparition des substances et articles

 

 

Ø  Problème d'approvisionnement

 

 

Ø  Augmentation des prix

 

Ce règlement s'applique aussi aux entreprises algériennes, en particulier celles qui exportent dans l'Union Européenne de grandes quantités de substances chimiques, non seulement sous forme pure mais aussi en tant que produits ou préparations. Par contre, les enjeux de cette nouvelle réglementation pour notre pays sont encore peu connus.

  

Une étude préliminaire sur « l'industrie algérienne face au règlement REACh »  réalisée par la GTZ pour le compte des partenaire du REME Algérie, nous démontre que les entreprises algériennes qui importent certaines substances chimiques en provenance de l'UE seront indirectement concernées et ces mêmes entreprises seront donc confrontée à des difficultés accrues en termes d'accessibilité des matières premières, de coûts et de charge de travail avec des effets dommageables sur la compétitivité et la sécurité des approvisionnements. Les scénarios les plus pessimistes prédisent la disparition d'un tiers des substances chimiques du marché européen, soit parce que leur enregistrement n'en vaut pas la peine soit parce qu'elles ne seront plus autorisées.

 

Quelles sont les entreprises concernées ?

 

  1. Industries Chimiques de base

     

  2. Industries Pharmaceutiques

     

  3. Peintures, Colles, Résines et Encres

     

  4. Industries. Caoutchoucs et Pneumatiques

     

  5. Produits Agro-chimiques

     

  6. Savons, Détergents et Produits d'entretien

     

  7. Cosmétiques et Parfumeries

     

  8. Autres produits chimiques 

    D'autres entreprises faisant partie d'autres secteurs seront concernées :

     

  1. Sidérurgie-Fonderies-Métaux non ferreux : extraction, enrichissement des minerais et transformation en métaux et alliages

     

  2. Travail des Métaux : particulièrement les entreprises de traitement des surfaces qui utilisent différents bains de prétraitements et de déposition pouvant contenir des composés métalliques et organiques.

     

  3. Fabrication de pâtes papiers et cartons : cuisson, blanchiment, coloration et finissage

     

  4. Plastiques thermodurcissables : résines, initiateurs, catalyseurs et renforts

     

  5. Caoutchoucs et Pneumatiques : catalyseurs, agents de pontages et autres additifs

     

  6. Matériaux de construction : émaux, pigments, colorants etc. 

     

Conseils :

 

-          Consultez la liste des substances préenregistrées (publiée par ECHA sur son site internet à partir du 1 Janvier 2009) ECHA : http://echa.europa.eu

         -          Recherchez des substituts pour les substances qui à moyen terme risquent de disparaître ou qui ne seront plus autorisées.

         -          Assistance par Helsinki REACH Centre

-          Représentation à Helsinki

 

 

 Plus de détails vous serons communiquer ulterieurement, merci d'avoir lu le document jusqu'à la fin.

 

L'EXPERT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 23:00

DANS QUEL ETAT EST  NOTRE PLANETE ?

 

 

            Alors que la population de notre planète a carrément triplé durant les cinquante (50) dernières années, les dégâts que nous infligeons à notre environnement se font de plus en plus évident.

Tarissement des fleuves, nuages de poussière, cyclones, tsunami, tremblement de terre, désertification et salinisation des sols ne sont que quelques symptômes du stress que nous faisons peser sur notre milieu naturel.

 A certaines période de l’année, les fleuves Gange (Inde), Colorado (Etats-Unis), Nil (Egypte) et Fleuve Jaune (Chine) se tarissent avant même d’arriver à la mer, en 2100, la température mondiale moyenne aura augmentée de 1,5 à 6°C ; l’équivalent de 50 terrains de football sont déforestés toutes les minutes ; 41% de la population mondiale vit dans une zone de «stress hydrique » ; le trou dans la couche d’ozone de l’antarctique atteint les 30 millions de Km².

 

 

UN CONSTAT ALARMANT

 

 

 

 

 

Sachez que 24% des mammifères sont aujourd’hui menacés  dans le monde et 100.000 des 300.000 espèces de plantes et de fleurs risquent de disparaître au cours du 21ème siècle.

Nous estimons que 80% de la foret originelle qui couvrait la surface de notre terre il y a 8.000 ans ont carrément disparu ou ont été endommagés.

Les espèces disparaissent aujourd’hui à un rythme de 1.000 à 10.000 fois supérieur au rythme naturel, selon une étude de la commission européenne. L’étude d’un échantillon de 23 espèces communes d’oiseaux des champs et de 24 espèces communes d’oiseaux des bois dans 18 pays européens montre que leur nombre a chuté de 71% entre 1980 et2002.

Sur l’ensemble du continent  européen, 42% des mammifères sont menacés, 15% des oiseaux, 45% des papillons, 30% des amphibiens, 45% des reptiles et 52% des poissons d’eau douce. Pour ce qui est de notre continent africain, ses mêmes chiffres peuvent être multiplier par deux sans aucune exagération car le climat  est plus rude qu’en Europe et qu’aucune statistique sérieuse sur notre continent n’est disponible.

Les hommes dépendent de la biodiversité. Celle-ci nous procure notamment de la nourriture, des médicaments et les matières premières. Les forets nous fournissent du bois pour notre bien être, purifient l’eau, préviennent l’érosion et les inondations, oxygènent l’air, tempèrent le climat, transforment les déchets en nutriments ou en matières premières telles que le pétrole et le gaz. Et nous que faisons-nous pour la protégée ?

 

 

Il ne peut y avoir de future

sans protection sérieuse de la nature.

 

 

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 00:00

L’environnement est un problème planétaire.

  L’Algérie n’en est nullement épargner par la pollution de l’environnement, c’est un problème national ou plutôt un problème de tout un chacun.

Afin de participer à la protection de la nature, un triage sélectif des ordures ménagère, des détritus scindés en quatre (04) catégories, permettra de recycler plusieurs produits et protéger la nature et notre environnement, le petit geste qui est à la porté de chacun de nous.

Ce geste citoyen et cette façon de faire poussera les décideurs et même les donneurs d’ordres de prendre consciences et d’installer une usine de traitement des déchets ménagers dans chaque willaya.

 

a)     Détritus en plastiques, Bac Bleu.

Les sacs en plastique sont une source de pollution dangereuse pour l’environnement, s’ils sont jetés dans la nature.

 

Ces même sacs ont d’une triple fonction s’ils sont utilisés rationnellement :

1)            Dans les magasins, il nous sert pour mettre nos achats.

2)            Chez nous, il peut servir de poubelle.

3)           

 

·        L’énergie issue de la combustion de ce sac peut alimenter une ampoule de 60 Watts pendant 10 minutes. 

 

·        Sachez également que si vous abandonner vos sacs en plastiques dans la nature ils mettront plus d’une centaine d’année pour disparaître, mais sans pour autant d’avoir contaminé la nature par une mauvaise vue panoramique du paysage.

·        Il y va de même pour les bouteilles compressibles «P.E.T» recyclables et qui développe dix (10) fois plus d’énergies que les sacs en plastiques. Faite le calcule et vous verrez l’économie d’énergie que chacun d’entre nous peut réalise avec les gestes citoyens.

·        A titre d’exemple sachez qu’une tonne de plastique recyclé permet de produire l’équivalent en énergie de sept cent (700) tonne de pétrole brut.

·        De 2000 à 2006 chaques années le recyclage du plastique a permis d’effectué une économie d’énergie de 417.000 tonnes de pétrole brut est réaliser par une seul  usine de recyclage dans un pays européen, pourquoi pas chez nous ?

 

 Tableau  annuel d’économie de pétrole brut par recyclage du plastique.

 

  

Années

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Total

Tonnes

56.000

58.000

61.000

63.000

61.000

60.000

58.000

417000

 

            b)     Détritus en métaux. Bac Rouge.

Les boites des canettes de soda en alliage et en aluminium sont récupérables et sont transformer en d’autre boites.

 

  

c)     Détritus en verres. Bac Vert 

 Le verre sous toutes ses formes est lui aussi recyclable et retransformé en d’autre type de verre.

  

d)     Détritus en papier. Bac jaune.

 

 

En récupérant que les boites en cartons, les papiers d’écolier, des plaques à œufs et tous autres paquets nous permettront d’effectué le recyclage en ECO EMBALLAGES.

 En ayant ce geste citoyen vous participer à la protection d’abattage d’arbres des forêts dans notre pays et même dans le monde.

  

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